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Publié : 8 avril

COMMUNIQUE FSU - MOUVEMENTS SOCIAUX

La FSU, bien qu’exclue des négociations par le collectif, tient à communiquer sa position. Les différentes revendications, présentées sur la plate-forme au gouvernement, sont en grande partie le résultat de ses travaux et de son analyse auxquels le Snes Guyane a toujours participé. La FSU dénonce l’absence de discussions sur certains points.

COMMUNIQUE DE LA FSU - 7 mars 2017

La FSU Guyane, impliquée dans la crise sociale qui secoue le département, ne se satisfait pas des annonces de la ministre de l’Éducation Nationale à l'issue du conseil des ministres du 5 avril 2017, qui entretiennent un flou entre mesures déjà actées et mesures nouvelles.

Les sommes annoncées (250 millions) pour construire 10 collèges et 5 lycées doivent être doublées pour répondre à ce chiffrage. Pour les écoles, 150 millions ne suffiront pas à absorber les surcoûts liés aux constructions sur sites isolés et l'accroissement démographique sur une période de dix ans.

Concernant les internats, les sommes promises permettront des rénovations mais il faudra attendre les nouveaux établissements pour ouvrir de nouvelles places.

Au niveau de l'université, la ministre ment en annonçant la construction d'un restaurant universitaire, puisqu'il a été inauguré le 1er mars ! La création d'un pôle recherche est également un mensonge, celui-ci fonctionne déjà ! Pour la FSU Guyane, l'hypothétique dotation de 80 postes à la création de l'université de Guyane n'est pas encore concrétisée et la promesse de 30 postes sur deux ans requiert des éclaircissements quant à leur nature et leur pérennité. La FSU dénonce la frilosité du ministère au sujet de la création d'une antenne de l'université dans l'ouest, ce besoin relève d'une urgence absolue compte tenu de la répartition de la population.

Au niveau du premier degré, la FSU Guyane accueille positivement la création de 40 postes d'ILM avec plan de formation décennal et réclame la reconduction de cette mesure dès la rentrée 2018.

Concernant l'éducation prioritaire, dont la généralisation a été gagnée par une mobilisation de la profession, la FSU Guyane conteste les annonces de la ministre : 59 écoles restent sans maître surnuméraire, aucune des 14 mesures n'est pleinement appliquée.

La FSU Guyane prend note de la dotation de 35 postes administratifs, cependant le double est nécessaire pour combler réellement le déficit.

La FSU Guyane, représentant 40% de la profession au niveau local, déplore avoir été écartée des négociations et dénonce fermement les points totalement négligés : aucune mesure pour l'enseignement des langues ni pour la prise en charge du handicap, aucun poste de psychologue, aucun poste d'assistant social ni d'infirmier, aucune décision quant à l'attractivité ni quant aux moyens pour la formation des non titulaires, rien sur l'enseignement agricole, rien pour la protection judiciaire de la jeunesse.

Dans ce contexte politique de fin de mandature, le gouvernement ne négociera plus et chacun devra en assumer les responsabilités. Les grands perdants seront encore une fois les élèves, qui subissent ce conflit sans en voir d'issue.

Le secrétaire départemental de la FSU Guyane,

Alexandre Dechavanne